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Le Burkina Faso face aux crises : tout savoir sur le Plan National Multirisque de Préparation et de réponse aux catastrophes et Crises humanitaires 2024-2026

Le Plan National Multirisque de Préparation et de Réponse aux Catastrophes et Crises humanitaires 2024 -2026 est un document stratégique élaboré par le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation avec le soutien financier du Projet de renforcement de la résilience climatique (Projet HYDROME) au Burkina Faso. C’est un instrument de référence en matière de prévention et de gestion des catastrophes et de crises. Il met en synergie les actions des différents acteurs pour une gestion intégrée et une satisfaction intégrale des besoins des populations sinistrées. Il vise à prévenir les catastrophes et crises humanitaires et à coordonner les réponses en cas de survenue de catastrophes naturelles (inondations, sécheresses, épidémies, etc.) et/ou crises humanitaires (déplacements de populations, conflits, insécurité alimentaire…) mais également à renforcer la résilience des populations.

Le Burkina Faso est l’un des pays les plus touchés par les effets conjugués du changement climatique, de l’insécurité liée aux conflits armés et de la vulnérabilité socio-économique.  Il fallait donc disposer d’un instrument de coordination pour prévenir et mieux se préparer face à d’éventuelles crises et catastrophes naturelles.  

L’objectif général du plan est de mettre en place des mesures de préparation et établir des modes d’actions appropriées pour faire face aux catastrophes et crises humanitaires susceptibles de perturber le pays ou des régions. Outre cet objectif, plusieurs objectifs spécifiques sont définis et couvrent tous les secteurs de coordination humanitaire. Il s’agit de :

  • prévenir les situations de catastrophes et de crises humanitaires ;
  • assurer l’accès des sinistrés et des communautés hôtes à l’eau et à l’assainissement en tenant compte des besoins spécifiques liés au genre et à l’inclusion ;
  • fournir des abris aux personnes déplacées qui en sont dépourvues ;
  • appuyer les sectoriels en moyens logistiques pour les opérations de secours en situation d’urgence.

Le PNMR adopte une approche multirisque. Il prend en compte :

  • Risque de catastrophes naturelles : inondations, sécheresse/ séquences sèches, invasion des oiseaux granivores, invasion des mouches blanches, attaque des chenilles légionnaires, invasion acridienne, vents violents et orages, canicules/pics de chaleur ;
  • Risque de catastrophes sanitaires : Epidémies/pandémies (méningite, grippe, arboviroses, choléra, rougeole, COVID-19), épizootie (grippe aviaire, peste, pasteurellose, maladie de New Castle, fièvre aphteuse, anthrax, etc.) ;
  • Risque de catastrophes technologiques : pollution (industrielle, alimentaire, trafic routier etc) ;
  • Risque de catastrophes anthropiques : incendies, feux de brousse, conflits (inter/intracommunautaires, communautaires), attaques terroristes, éboulements de site d’orpaillage, effondrement d’immeubles, accidents (crash d’avions)
  • Le plan est coordonné par le Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation (CONASUR). Il implique également :
  • Les structures gouvernementales :  la Société Nationale de Gestion des Stocks de Sécurité alimentaire (SONAGESS), le Fonds National de Solidarité et de Résilience Sociale (FNSRS), la Direction Générale de la Solidarité et de l’Action Humanitaire, la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC), la Commission Nationale pour les Réfugiés (CONAREF), le Centre des Opération de réponse aux urgences sanitaires (CORUS) SE-CNSA, SONAGESS, FNS-RS, DGPC, ANAM, DGRE, CONAREF ;
  • Les collectivités territoriales : les régions et communes ;
  • Les acteurs non étatiques : la Croix-Rouge du Burkina Faso et le groupe de coordination humanitaire (Equipe Humanitaire Pays ou HCT, le Groupe de Coordination Inter-Cluster (ICCG), bailleurs bilatéraux, ONG, Mouvement de la Croix-Rouge), les instituts de recherches, la société civile, le secteur privé, les autorités coutumières et religieuses.

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